Le bain Champagne
321, avenue King Edward
Écrit par le Musée Bytown
le
03-déc.-2009
Au tout début du 20e siècle, le gouvernement municipal avait adopté un projet pour « améliorer » le sort des classes ouvrières par l’établissement de bains publics, comme le bain Champagne. L’hygiène personnelle était considérée comme un devoir essentiel, non seulement pour la santé publique, mais aussi comme symbole d’une personne de bonnes mœurs. Si les gens moins fortunés d’Ottawa n’avaient pas les moyens de se baigner convenablement à la maison, la ville était disposée à leur fournir ce service.
Les bains publics comptaient parmi les diverses solutions proposées par les promoteurs de la réforme urbaine au tournant du 19e siècle. Les réformateurs cherchaient des solutions à l’éclosion de problèmes associés à la croissance rapide et sans précédent de la ville et au foisonnement de taudis et de logements insalubres qui a accompagné cette urbanisation.
Le bain Champagne (nommé en l’honneur du maire de l’époque, Napoléon Champagne) a ouvert ses portes en 1924. L’édifice abritait également une bibliothèque pour l’éducation des citoyens moins fortunés. L’établissement était doté d’entrées distinctes pour les hommes et les femmes, d’un côté et de l’autre de l’entrée principale. Peu après son ouverture, le bain a été transformé en piscine publique, tout comme le bain Plant, qui a ouvert ses portes la même année et qui fut nommé en l’honneur d’un autre maire d’Ottawa, Frank Plant.
Quartier
Depuis ses débuts en 1826, Bytown (la jeune ville d’Ottawa) est divisée géographiquement, avec la Haute ville à l’ouest du canal Rideau et la Basse ville à l’est. La Basse ville, délimitée à ... lire la suite