La terrasse Philomène
363 à 383, avenue Daly
Écrit par le Musée Bytown
le
03-déc.-2009
Cette immense maison en rangée construite en pierre possède deux étages et demi et huit logements. Elle est l’œuvre du député et propriétaire d’une carrière Honoré Robillard. Il nomma cette propriété massive du nom de sa première femme, Philomène Barrette.
La terrasse Philomène a déjà été la maison d’Archibald Lampman, un des poètes dits de la Confédération. Ses écrits ont eu une grande diffusion dans les périodiques canadiens, américains et britanniques, dont le Week et le Globe, et dans les magazines américains Harper's et Scribner's.
Au début des années 1880, Lampman déménage à Ottawa et devient employé de la poste, un emploi faiblement rémunéré qu’il occupa pour le reste de sa vie. Quelques années plus tard, Lampman épouse Maud Playter, et, grâce à sa dot, il publie lui-même Among the Millet, and Other Poems. Son recueil reçut l’éloge de la critique et consacra Lampman le meilleur poète canadien de langue anglaise de son époque. Il n’avait que trente-sept ans lorsqu’il mourut en 1899.
En janvier 1899, il écrit son dernier poème, qui s’intitule Winter Uplands, en deux nuits.
The frost that stings like fire upon my cheek
The loneliness of this forsaken ground,
The long white drift upon whose powdered peak
I sit in the great silence as one bound;
The rippled sheet of snow where the wind blew
Across the open fields for miles ahead;
The far off city towered and roofed in blue
A tender line upon the western red;
The stars that singly, then in flocks appear,
Like jets of silver from the violet dome,
So wonderful, so many and so near,
And then the golden moon to light me home;
The crunching snowshoes and the stinging air,
And the silence, frost and beauty everywhere.